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Mnemosys, une nouvelle norme pour le stockage de données

Le projet Mnemosys, une nouvelle norme pour le stockage de données, est lauréat île-de-France Ouest du concours National OSEO Création d'Entreprise catégorie Emergence.

Ce projet est porté par Alan JULE qui réalise une thèse au sein du laboratoire ETIS - Université de Cergy-Pontoise, ENSEA, CNRS - encadré par Iryna ANDRIYANOVA et David DECLERCQ.

Soutenue par Inbar FIJALKOW, directrice du laboratoire ETIS- Université de Cergy-Pontoise, ENSEA, CNRS - ainsi que par Laurence PUECHBERTY et Blandine LAVOILLOTTE du service Valorisation de l'Université de Cergy-Pontoise, la participation réussie à ce concours va permettre à Alan JULE de financer le développement d'un tout nouveau prototype de réseaux de stockage de données d'ici la fin de l'année 2013.

Une entreprise verra le jour en 2014 dans le Val d'Oise afin de continuer le développement de ce nouveau produit et de rencontrer les principaux acteurs du secteur du stockage de données.

En savoir (un peu) plus sur Mnemosys

Les algorithmes utilisés dans les réseaux de stockage actuellement commercialisés sont référencés par la terminaison RAID et datent de la fin des années 80, début des années 90. 6 niveaux RAID existent, et chaque niveau résulte avant tout d’un compromis entre les différents paramètres que sont la protection devant les défaillances de disques durs, la vitesse de lecture, d’écriture et de reconstitution des données et enfin le nombre de copies de sauvegarde.

La principale limite du RAID est qu’il n’existe pas de niveau simple, supportant plusieurs pertes de disques durs sans mirroring. Cette limite fait que cette technologie n’est pas adaptée à l’afflux actuel de données, car la protection maximale sans copie de sauvegarde est limitée à 2 pertes de disques durs ce qui limite la taille des réseaux à 20 disques.

Après trois ans de recherche, nous avons développé une nouvelle norme répondant aux différents compromis du stockage de données. Notre protocole se base sur des codes correcteurs d’erreurs non utilisés dans ce domaine, les codes en graphes. Ces codes, dont font parties les codes Low Density Parity Check (LDPC), sont peu complexes et sont devenus très populaires dans les télécommunications numériques ces dernières années. Le protocole de stockage de données développé est simple, sans copie de sauvegarde et supporte le nombre de défaillances choisit par l’utilisateur avec un coût de stockage (i.e., le nombre de disques de parité) minimal.

Cette solution compétitive du point de vue des compromis listés précédemment permettra de définir de nouveaux réseaux de stockage de données  sans limites algorithmiques. La création de grands réseaux de stockage de données sera alors possible (plus de 20 disques), minimisant l’utilisation de la copie au sein d’un marché très concurrentiel, et répondant à un besoin urgent apporté par l’évolution rapide de l’univers numérique.

Cette évolution servira aussi bien aux constructeurs de réseaux de stockage, qu'aux entreprises ayant d'important besoins de stockage de données.

Contact : Alan Jule

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